bouille-abaisse

Français

Nom commun

bouille-abaisse \bu.j‿a.bɛs\ féminin

  1. (Cuisine) Variante orthographique de bouillabaisse.
    • La Provence, où des productions spéciales, le goût des forts assaisonnements, forment une cuisine particulière, on aime avant tout la bouille-abaisse, ou soupe de poisson.  (Élisabeth Celnart, Manuel complet des domestiques, ou l’art de former de bons serviteurs, De Roret, Paris, 1836, page 110)
    • On embarqua des provisions ; le patron jura qu’un sien vieux matelot était un cuisinier estimable et n’avait pas son pareil pour la bouille-abaisse ; il promit que mademoiselle serait convenablement, qu’elle aurait bon vent, belle mer.  (Prosper Mérimée, Colomba, dans la Revue des Deux Mondes, tome III, Adolphe Wahlen, Bruxelles, 1840, page 7)
    • Thérézon manqua une bouille-abaisse pour la première fois de sa vie ; mais elle s’en consola en pensant qu’elle était l’arbitre de la situation.  (Léonie d’Aunet, Un mariage en province, Hachette, Paris, 1857, page 136)