carême-prenant

Français

Étymologie

De carême et prendre.

Nom commun

SingulierPluriel
carême-prenant carême-prenant
carême-prenants
\ka.ʁɛm.pʁə.nɑ̃\

carême-prenant \ka.ʁɛm.pʁə.nɑ̃\ masculin

  1. (Christianisme) Les trois jours gras qui précèdent immédiatement le mercredi des cendres.
    • Mais voici les jours gras. Si mal armés qu’on soit, on doit leur faire honneur. Le renom de la ville, le nôtre sont engagés. Que dirait-on de Clamecy, gloire des andouillettes, si Carême-prenant nous trouvait sans moutarde ?  (Romain Rolland, Colas Breugnon, 1919)
  2. (En particulier) (Vieilli) Mardi-gras.
  3. (Par extension) (Vieilli) Gens masqués et déguisés qui courent les rues pendant les jours gras.
    • Pour ne pas traverser la ville en carême prenant, les comédiens avaient fait porter leurs habits au jeu de paume et les actrices s’accommodaient dans la salle que nous avons décrite.  (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863)
    • Derrière lui, un carême-prenant à tête de cochon y allait d’un petit air de flûte.  (Marguerite Yourcenar, L’Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 352)
    • Comment donc ? qu’est-ce que c’est que ceci ? on dit que vous voulez donner votre fille en mariage à un carême-prenant.  (Molière, Bourgeois Gentilhomme Acte V scène 7  lire en ligne)
    • Sur le haut du jour fut, par Xénomanes, montré de loin l’île de Tapinois, en laquelle régnait Carêmeprenant, duquel Pantagruel avait autrefois ouï parler.  (Rabelais Quart Livre, traduction Henri Clouzot, Larousse, 1913  lire en ligne)

Synonymes

Proverbes et phrases toutes faites

  • c’est un vrai carême-prenant (se disait d’une personne vêtue d’une manière extravagante, qui la faisait ressembler à un masque)

Traductions

Prononciation

Références

  • Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (carême-prenant), mais l’article a pu être modifié depuis.