carrieur

Français

Étymologie

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Nom commun

SingulierPluriel
carrieur carrieurs
\ka.ʁjœʁ\

carrieur \ka.ʁjœʁ\ masculin

  1. (Désuet) Carrier.
    • On raconte qu'un maître carrieur ayant eu une dispute avec un de ses ouvriers, blessa ce dernier assez grièvement, et que, pour se soustraire à la sévérité des lois, il se pendit aussitôt à sa fenêtre.  (Henri Lepage, Histoire de Nancy : ville vieille et ville-neuve, 1838, page 252)
    • Ce n'est donc pas à une charretée de moellons, comme le fait l'Anonyme, qu'il faut comparer la statue du Gladiateur, mais à la quantité de moellons que peut fournir le carrieur pendant toute la durée des études du statuaire, […].  (Pierre-Joseph Proudhon, Qu'est-ce que la propriété ?, premier mémoire, Paris, Librairie de Prévot, 1841, p.43)
    • Puis on se piqua au jeu, et on proposa à la jeune fille des individus invraisemblables, des carrieurs de sable, ou des dragueurs de la Moselle.  (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
    • Le carrieur de pierres illettré, Bernard Lacoste, écopa de treize mois d'incarcération parce qu'il s'était écrié à la sortie du cabaret : « Vive la République sans pain ! », et cela malgré de nombreux témoignages en sa faveur.  (Michel Figeac, La Montagne en Gironde : peur sur la ville, dans Ruptures de la fin du XVIIIe siècle : Les villes dans un contexte général de révoltes et révolutions, Presses de Paris Sorbonne, 2005, page 141)

Traductions

Références

  • Jean-François Michel, Dictionnaire des expressions vicieuses usitées dans un grand nombre de départemens et dans la ci-devant Province de Lorraine, Nancy, 1807.