coin de paradis

Français

Étymologie

(Attesté en 1839) Locution composée de coin, de et paradis.

Attestations historiques

Il est, bien loin du ciel mal gardé par Saint-Pierre,
Un coin de paradis, un cénacle caché
Où ne s’ouvrit jamais la divine paupière ;
[…]
 (Louis Auguste Berthaud, La Moléïde, ou la Résurrection des morts, J. Laisné, Paris, 1839, page 9  lire en ligne)

Locution nominale

SingulierPluriel
coin de paradis coins de paradis
\kwɛ̃ də pa.ʁa.di\

coin de paradis \kwɛ̃ də pa.ʁa.di\ masculin

  1. (Sens figuré) Lieu qui évoque le paradis ; endroit paradisiaque.
    • Les pauvres pèlerins, tout meurtris du voyage,
      Aux grilles des castels osaient frapper jadis ;
      Et les blondes beautés, écartant le feuillage,
      Ouvraient à leur prière un coin de paradis.
       (Émile Deschamps, poème « Sur l'album », dans journal La Sylphide, 4e série, tome Ⅷ, 1843, page 343  lire en ligne)
    • Suzanne était très malade. Elle l’apprit dans un grand solarium qui était vraiment un autre coin de paradis. Tout y chantait l’espérance ; les fleurs de la cretonne, le vert des meubles, et tant de livres sur les rayons pour le bonheur de l’intelligence. Mais Suzanne était très malade.  (Michelle Le Normand, Enthousiasme, éditions du Devoir, Montréal, 1947, chapitre Ⅺ, page 148)
    • Avec 300 jours d’ensoleillement par an, la Côte d’Azur attire ceux qui rêvent d’une retraite dans un coin de paradis  (Agnès Galle, Alia Zegaoula, « Profiter de sa retraite sur la Côte d'Azur », France Bleu Azur, 11 mars 2024  lire en ligne)

Traductions

Prononciation