convergence évolutive
Français
Étymologie
- (1862) attesté dans la première édition française de l'ouvrage fondateur de Charles Darwin L’Origine des espèces sous la forme « convergence des caractères »[1].
- Mot composé de convergence et de évolutif
Locution nominale
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| convergence évolutive | convergences évolutives |
| \kɔ̃.vɛʁ.ʒɑ̃.s‿e.vo.ly.tiv\ | |
convergence évolutive \kɔ̃.vɛʁ.ʒɑ̃.s‿e.vo.ly.tiv\ féminin
- (Biologie évolutive, Systématique, Anatomie comparée) Phénomène évolutif où des organismes vivants développent indépendamment des adaptations physiologiques, morphologiques, sociales ou comportementales similaires face à des contraintes écologiques comparables, sans les avoir héritées d’un ancêtre commun.
Les phénomènes de convergence évolutive sont particulièrement nombreux dans l'ordre des Marsupicarnivora. Ils sont la conséquence des diverses radiations adaptatives effectuées indépendamment sur plusieurs aires géographiques.
— (Jean-Yves Crochet, Les marsupiaux du tertiaire d'Europe, 1979)Quoi qu'il en soit, avec la foi du converti, Conway Morris devint le principal promoteur de l'idée selon laquelle la convergence évolutive était la clé de l'histoire de la vie au-delà de sa diversité. « La convergence évolutive est omniprésente, affirme-t-il : Où que vous portiez le regard, vous la trouverez. » En conclusion, il ajoute : « Rejouez le film de la vie autant de fois que vous voudrez, le résultat final sera toujours le même. »
— (Jonathan B. Losos (traduction française : Benjamin Watkins), Destinées improbables. Le hasard, la nécessité et l'avenir de l'évolution., La Découverte, 2021)
Synonymes
Hyperonymes
Antonymes
- divergence évolutive
- symplésiomorphie
- homologie
Vocabulaire apparenté par le sens
Traductions
Voir aussi
- convergence évolutive sur l’encyclopédie Wikipédia
Références
- ↑ Charles Darwin (traduction en français : Clémence Royer), De l'origine des espèces ou des lois du progrès chez les êtres organisés (titre original : On the Origin of Species), Éditions chez Guillaumin et Victor Masson, 1862