cravater
Français
Étymologie
Verbe
cravater transitif 1er groupe (voir la conjugaison)
- Entourer le cou d’une cravate.
Qu’il est mal cravaté ! Il ne sait pas se cravater.
Et puis, j’aurai un mouton apprivoisé, pas !… Un beau mouton, tout gros, tout blanc, que je cravaterai d’un nœud rouge, pas !…
— (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1887)
- (Par analogie) Mettre une décoration en sautoir.
Méthode Millerand, qui, renvoyant en 1915 le général Bacquet, responsable à ce moment de notre pénurie d’artillerie, le cravata de la Légion d'honneur !
— (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- (Sens figuré) Étrangler.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) (Argot) Prendre, arrêter.
Des camions poussifs, avec ou sans autorisation roulent jusqu’au jour où ils se font cravater par le maquis ou les Boches.
— (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 341)
Dérivés
Traductions
- Italien : incravattare (it)
Prononciation
- France (Lyon) : écouter « cravater [kʁavate] »
- France (Céret) : écouter « cravater [kʁavate] »
- Vosges (France) : écouter « cravater [Prononciation ?] »
- Somain (France) : écouter « cravater [Prononciation ?] »
Références
- Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (cravater)
- ↑ « cravater », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage