faire tintin

Français

Étymologie

(c. 1935) Apparaît dans l’argot militaire sous la forme faire tintin ballon, au sens d’être privé de vin. L’onomatopée tintin peut évoquer aussi bien le tintement de deux verres que celui de pièces de monnaie[1].

Locution verbale

faire tintin \fɛʁ tɛ̃.tɛ̃\ (se conjugue → voir la conjugaison de faire)

  1. Ne rien recevoir, alors qu’on s’attendait à obtenir quelque chose.
    • — Watrin me déteste. Il vient encore de m’engueuler parce que je dormais !
      — Oui, mais il t’a cité deux fois, dit Pauphilet. Et moi, je fais encore tintin.
       (Armand Lanoux, Le commandant Watrin, Julliard, 1956)
    • Les ouvreuses en mettent un coup, les rapaces, pour nous pomper les derniers sous au fond de la poche avec leurs friandises, parce que pour le pourboire, le jeudi en matinée, j’aime mieux vous dire qu’elles ont fait tintin.  (François Cavanna, Les Ritals, Belfond, 1978, pages 83-84)
    • Le président ne devait pas connaître les règles, il s’est lancé dans un discours d’où il ressortait que pour les primes de match, nous allions faire tintin, que puisque nous voulions jouer aux cons nous ne serions plus seuls, que les repas du jeudi soir seraient supprimés...  (Jean Colombier, Béloni, Calmann-Lévy, 1994)

Synonymes

Traductions

Prononciation

Références

  1. « tin-tin », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage