foin de
Français
Étymologie
Locution interjective
| Invariable |
|---|
| foin de \fwɛ̃ də\ |
foin de \fwɛ̃ də\
- Interjection exprimant le mépris ou le rejet d’une chose ou d’une personne.
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
— (Rimbaud, Roman, 1870)
Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
On va sous les tilleuls verts de la promenadeC’est entre hommes qu’ils causent ; foin des ménagements !
— (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)– Foin de la spéculation ! Garde tout.
— (Colette, Le toutounier, 1939)Au p'tit jour on m'a réveillé,
— (Georges Brassens, le Fantôme, 1966)
On secouait mon oreiller
Avec une fougue plein' de promesses.
Mais, foin des délices de Capoue !
C'était mon père criant : " Debout !
Vingt dieux, tu vas manquer la messe ! "Foin de la vie parisienne
— (Françoise Sagan, Avec mon meilleur souvenir, éd. Gallimard, 1984.)Ici, foin de fantaisie, d’âmes faibles.
— (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018)
Prononciation
- France (Lyon) : écouter « foin de [Prononciation ?] »
- France (Vosges) : écouter « foin de [Prononciation ?] »