fourrure

Français

Étymologie

(1160) De l’ancien français forrëure, dans le sens de peau recouverte de poils de certains mammifères. → voir fourrer

Nom commun

SingulierPluriel
fourrure fourrures
\fu.ʁyʁ\

fourrure \fu.ʁyʁ\ féminin

  1. (Zoologie) Peau densément recouverte de poils de certains mammifères.
    • À ce moment, il aperçut un ours superbe, un grizzly à fourrure noire, de haute taille, qui marchait sur ses pieds de derrière en longeant la voie, troublé sans doute par cette lutte des éléments qui impressionne si vivement les animaux.  (Jules Verne, Le Testament d’un excentrique, 1899, livre 2, chap. 12)
  2. (Habillement) Peau tannée de certains mammifères, précieuse par la couleur, la longueur, l’épaisseur du poil, et dont on peut se servir pour doubler, garnir ou orner des robes ainsi pour confectionner des manchons, des bonnets, des manteaux, des paletots, etc.
    • Suzanne, en minaudant, me parle d'un manteau de fourrure, véritable occasion pour cet hiver et qu'il ne faudrait pas laisser passer !  (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
  3. (Habillement) (Par métonymie) Vêtement confectionné avec de la fourrure.
    • […],et une peinture sous verre, fixée sur la façade, représentait une femme appétissante aux yeux noirs qui, frileusement, s'emmitouflait de fourrures.  (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Magistrat portant fourrure.  (La Bruyère, Les Caractères, éd. G. Servois, t. 3, 1689)
  4. (Héraldique) Se dit de l’hermine et du vair (ainsi que des dérivés) qui sont techniquement un semé pour l’hermine et un pavage pour le vair avec des meubles spécifiques et couleurs particulières qui n’ont pas besoin d’être énoncés (ce qui les distingue des autres semés et pavages qui nécessitent d’indiquer les couleurs et les meubles). Les fourrures ont également pour propriété de constituer une surface unique qui n’introduit pas de surcouche. Sorti des dérivés référencés (de contre-hermine, d’herminais, d’herminite, de péan), on utilise herminé et vairé en précisant les couleurs souhaitées.
    • De vair écartelé d'hermine, à l'écusson de gueules en cœur à une fleur de lys d'or, qui est de la commune de Jans de Loire-Atlantique → voir illustration « Armoiries avec 2 fourrures (de vair et d’hermine) ».
  5. (Sexualité) (Populaire) Toison pubienne.
    • Elle inonde mon gland qui quant à lui crache son plaisir sur les bords et dans les poils de la fourrure de la charmante enfant.  (Émile Desjardins, Mes étapes amoureuses - Une adolescence amoureuse à la Belle Époque, France loisirs, 1988)
  6. (Marine) Garniture entourant et protégeant un cordage.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  7. (Technique) Ce qui enveloppe ou garnit intérieurement un objet.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  8. (Mécanique) Pièce qui sert à empêcher toute vibration dans un ensemble mécanique.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  9. (Bijouterie) Fine couche de métal précieux recouvrant un bijou ou une monnaie composé d'un métal bas de gamme afin de frauduleusement augmenter sa valeur.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)

Dérivés

Apparentés étymologiques

Vocabulaire apparenté par le sens

Traductions

Traductions à trier

Prononciation

Anagrammes

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Voir aussi

Références

  • Tout ou partie de cet article a été extrait du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (fourrure), mais l’article a pu être modifié depuis.
  • « fourrure », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage