grande bringue

Français

Étymologie

Composé de grand et de bringue.

Locution nominale

SingulierPluriel
grande bringue grandes bringues
\gʁɑ̃d bʁɛ̃g\

grande bringue \gʁɑ̃d bʁɛ̃g\ féminin

  1. (Familier) Femme de haute taille et dégingandée.
    • Mme Boche va leur donner congé, à elle et à sa grande bringue de sœur  (Émile Zola, L’Assommoir, Charpentier, 1879, page 11)
    • C’est une grande bringue blondasse qui a dû avoir un certain éclat, il y a vingt ans.  (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 157)
    • – À Nice, il s’appelait Morton et il était connu de toute la colonie américaine qui a répondu de lui. Il y avait d’ailleurs une Mme Morton, une grande bringue de Yankee couverte de bijoux, qui avalait le champagne comme de l’eau…  (Georges Simenon, Le Relais d’Alsace, Fayard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 66)
    • Et lui qui l’avait prise pour une grande bringue butée !  (Georges Simenon, Les inconnus dans la maison, Gallimard, 1940, réédition Folio, 1975, page 52)
    • La première fois que je l’avais aperçu à la Sorbonne, il [Jean-Paul Sartre] portait un chapeau et causait d’un air animé avec une grande bringue d’agrégative que je trouvai très vilaine ; elle lui avait vite déplu ; il s’était lié avec une autre, plus jolie, mais qui faisait des embarras et avec qui il s’était rapidement brouillé.  (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, pages 481-482)
    • Derrière lui se tenait une grande bringue déhanchée, étroite et tragique, dont les cheveux bruns et plats tombaient en rideaux sur les épaules.  (Henri Troyat, Les Eygletière. III. La Malandre, Flammarion, 1967, page 98)

Vocabulaire apparenté par le sens

Traductions