greluchonner

Français

Étymologie

De greluchon, ayant donné le mot greluche.

Verbe

greluchonner \ɡʁə.ly.ʃɔ.ne\ transitif ou intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Se comporter comme un greluchon.
    • Gabahoter. Gamahucher une femme.
      « Et s’il ne me suffit pas de gabahoter,
      Je greluchonne alors aussi, sans hésiter. »
      L. Protat.
       (Alfred Delvau, Dictionnaire érotique moderne, 1re édition (1864), Imprimerie de la société des bibliophiles cosmopolites, réédition, 1874)
    • Greluchonner. Synonyme de Paillassonner. Appliqué à un homme, signifierait: faire le greluchon.—Ce verbe s’applique plus logiquement à une femme galante, qui, lorsqu’elle ne travaille pas avec le miché sérieux, s’amuse avec un ami: elle greluchonne.  (Alfred Delvau, Dictionnaire érotique moderne, 1re édition (1864), Imprimerie de la société des bibliophiles cosmopolites, réédition, 1874)
  2. Traiter comme une greluche.
    • Le mariage y fut, dit-on, consommé, et il continua à la greluchonner pendant quelque temps ; souvent même il était réduit à se cacher ou à se dérober par une fausse porte lorsque le président, qui en savait bien quelque chose et qui était assez fou pour lutter contre lui, arrivait.  (Louis de Bourbon-Condé, Le comte de Clermont, sa cour et ses maîtresses, 1867)
  3. Se comporter comme une greluche.
    • Les hommes ont formé une académie galante dont le but principal est de greluchonner ; ils veillent jour et nuit à maintenir l’annuel des nymphes de cette pépinière et prélèvent sur les gains amoureux le salaire de leur office.  (Albert T’Serstevens, Le carton aux estampes, 1944)
    • Et évidemment, ces petits cons d’élèves n’ayant eu aucune envie de se révolter, elle avait fait un bond de deux mètres lorsque le réveil s’était mis à greluchonner connement sur la petite table encombrée de nuit tiède.  (Robert Pépin, Elvira ou les lunettes à oxygène de Louis XIV, 1977)

Variantes

Traductions