kabuki
: Kabuki
Français
Étymologie
- (XIXe siècle)[1] Du japonais 歌舞伎, kabuki, même sens, composé de 歌, uta (« chant »), 舞, mai (« danse ») et 伎, wagi (« habileté technique »). Cette étymologie récente est peu probable, et il semble qu'il s'agisse plutôt de la forme ancienne du verbe 傾く, katamuku, à l'époque kabuku, désignant ce qui était peu orthodoxe référence nécessaire (résoudre le problème).
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| kabuki | kabuki kabukis |
| \ka.by.ki\ ou \ka.bu.ki\ | |
kabuki \ka.by.ki\[2] ou \ka.bu.ki\[3] masculin singulier
- (Théâtre) Forme épique du théâtre japonais traditionnel.
C'est à cette époque, vers 1603, qu'Izumo no Okuni, danseuse émérite et courtisane fameuse, […] va se produire publiquement en dansant le Nembutsu Odori […]. Elle va donner naissance ainsi au kabuki, une école artistique proposant une sorte de version populaire du théâtre nô.
— (Constantin Pravulesco et Du May, Geisha : Rafinement, tradition et modernité, 2011, page 19)[...] Cet apprentissage précoce est surtout caractéristique des deux branches de notre tradition théâtrale : le nô et le kabuki. Les pièces nô, qui se sont développées au XIVe siècle, sont issues de danses de cour rituelles exécutées en offrande aux dieux. [...] Le kabuki, né deux siècles plus tard pour distraire le peuple, est plus animé et peut se comparer à l’opéra en Occident. Le nô comme le kabuki sont joués exclusivement par des hommes, les fils remplaçant souvent les pères, si bien que certaines de nos vedettes peuvent à juste titre se prétendre acteurs depuis dix générations.
— (Mineko Iwasaki, avec Rande Brown, Ma vie de geisha, traduit de l'anglais (États-Unis) par Isabelle Chapman, Michel Lafon, 2003, page 70)Déjà, certaines jeunes vedettes, tel Tamasaburô, si prestigieux que sa seule entrée en scène tient en suspens la salle, condescendent, peut-être par incapacité de supporter les rigueurs du kabuki authentique, à accepter des rôles à succès dans de médiocres « kabuki populaires », ou encore à jouer sans préparation des rôles classiques européens, trop lourds à porter.
— (Marguerite Yourcenar, Le tour de la prison, Gallimard, 1991, réédition Folio, 2013, page 109)Mon père croise forcément quelqu’un qu’il connaît. Les lourdos qui vont se taper des kabukis forment quasiment une secte.
— (Amanda Sthers, Ma place sur la photo, Grasset, 2004, page 45)Mais, fait remarquable, le shamisen (luth à trois cordes), appelé à devenir le principal instrument du kabuki, n’était pas encore utilisé. Il faut attendre les années 1620, pour voir apparaître cet instrument dans l’onna-kabuki ou le kabuki des femmes, forme théâtrale qui se développe dans le sillage des spectacles mis en scène par Okuni. Des troupes exclusivement féminines présentent alors des kabuki qui remportent un vif succès.
— (Akira Tamba, La musique classique du Japon : du XVe siècle à nos jours, Publications orientalistes de France, 2001, page 109)
Apparentés étymologiques
- kabukiste
Vocabulaire apparenté par le sens
Traductions
- Allemand : Kabuki (de)
- Anglais : kabuki (en)
- Arabe : كابوكي (ar)
- Basque : kabuki (eu)
- Catalan : kabuki (ca)
- Chinois : 歌舞伎 (zh) gēwǔjì
- Estonien : kabuki (et)
- Finnois : kabuki-teatteri (fi)
- Géorgien : კაბუკი (ka) kabuki
- Hongrois : kabuki (hu)
- Italien : kabuki (it)
- Japonais : 歌舞伎 (ja) (かぶき, kabuki)
- Latin : cabuci (la)
- Néerlandais : kabuki (nl)
- Norvégien (nynorsk) : kabuki (no)
- Persan : کابوکی (fa)
- Polonais : kabuki (pl)
- Portugais : kabuki (pt)
- Russe : кабуки (ru) kabuki
- Suédois : kabuki (sv)
- Turc : kabuki (tr)
Prononciation
- Suisse (canton du Valais) : écouter « kabuki [Prononciation ?] »
- France (Grenoble) : écouter « kabuki [Prononciation ?] »
- Cornimont (France) : écouter « kabuki [Prononciation ?] »
Voir aussi
Références
- ↑ Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition, 1992–2024 → consulter cet ouvrage
- ↑ Le théâtre No et Kabuki La scène se produit à 21 s
- ↑ Le théâtre Kabuki La scène se produit à 19 s