kyriolé

Français

Étymologie

(Date à préciser) Dérivé de kyrie eleison[1] [2].

Nom commun

SingulierPluriel
kyriolé kyriolés
\ki.ʁjɔ.le\

kyriolé \ki.ʁjɔ.le\ masculin

  1. (Christianisme, Histoire) (Vosges) Prière chantée propre à certaines paroisses vosgiennes dépendant de l’Abbaye de Remiremont avant la Révolution française.
    • Ainsi, le jour des Kyriolés, - une fête locale instituée par l’abbaye elle-même, et qui se célébrait le lundi de la Pentecôte, - toutes les paroisses se rendaient processionnellement à Remiremont, bannière en tête, chantant des cantiques, où les louanges de Dieu et des saints se mêlaient aux louanges des princes de Lorraine et des dignitaires du chapitre, et où le Kyrie revenait à chaque strophe en guise de refrain, comme le Noël dans les chants populaires auxquels il a donné son nom.  (Gérard Gley, Une excursion dans les Vosges, Épinal, 1872, page 14)
    • Les kyriolés étaient des espèces de litanies ou prières en couplets, d’un français assez rustique, qui se chantaient dans les processions que les villages vassaux étaient tenus de faire à Remiremont, le lundi de la Pentecôte ; on y invoquait Dieu et tous les saints du pays pour la prospérité de l’abbesse, des dames officières, des officiers de la ville et des biens de la terre.  (Louis Jouve, Bussang, dans L’Industriel vosgien, 17e année, no 1191, Remiremont, 3 novembre 1887, page 2)
    • Tous entraient dans l’église ; chaque paroisse avait son cantique, son kyriolé.  (Alban Fournier, Vieilles coutumes, usages et traditions populaires des Vosges : provenant des cultes antiques, et particulièrement de celui du soleil, L. Humbert, Saint-Dié, 1891, page 64)

Traductions

Références

  1. « C’était tantôt une prière ou invocation, tantôt un salut ou un souhait, dont chaque couplet débutait par un Kyrié, d’où le nom de Kyriolé ou criaulé, par rétrécissement du mot. » : Louis Jouve, Bussang, dans L’Industriel vosgien, 17e année, no 1191, Remiremont, 3 novembre 1887, page 2.
  2. « Chaque procession, bannière en tête, défilait en chantant un « kyriolé » (nom dérivé de Kyrie eleison), où elles appelaient sur le Chapitre, le duc de Lorraine et le roi de France, les bénédictions de Dieu et des saints. » : Glanes du matin, dans La Gazette de France, 177e année, Paris, 8 juin 1908, page 2.