mal embouché

Français

Étymologie

Composé de mal et de emboucher.

Locution adjectivale

Singulier Pluriel
Masculin mal embouché
\ma.l‿ɑ̃.bu.ʃe\
mal embouchés
\ma.l‿ɑ̃.bu.ʃe\
Féminin mal embouchée
\ma.l‿ɑ̃.bu.ʃe\
mal embouchées
\ma.l‿ɑ̃.bu.ʃe\

mal embouché \ma.l‿ɑ̃.bu.ʃe\

  1. (Péjoratif) Qui a l’habitude de parler impertinemment, de dire des injures ou des paroles indécentes.
    • Car quand Mousse avait bu un verre de trop, il sortait aussitôt de son naturel paisible et conciliant et devenait agaçant, « rogneur », plus mal embouché qu'un toucheur de bestiaux [...].  (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Trompettes de la renommée
      Vous êtes bien mal embouchées.
       (Georges Brassens, Les Trompettes de la renommée, 1962)
    • Hilares ou mal embouchés, les indigènes de la nuit battaient tous des paupières sous le soleil.  (René Fallet, Paris au mois d’août, Denoël, 1964, Le Livre de Poche, page 42)
    • Excepté mon vieil ami Marcel Karsenty, providentiellement embarqué sur ce grand yacht de la Méduse, le seul passager fréquentable était le mage Dieudonné, un personnage incroyable, célinien, mal embouché, invité à bord par erreur, parce que c’était la croisière du Zodiaque !  (San-Antonio (Frédéric Dard), Je le jure, Éditions J’ai Lu, 1975, pages 149-150)
    • Le colonel lui tint un long discours pas trop mal embouché de la part d’un colonel […]  (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 49)

Traductions

Prononciation

Références

  • Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (emboucher)