molysmologie

Français

Étymologie

(1973)[1] Du grec ancien μόλυσμα, mólusma tache, souillure ») avec le suffixe -logie[1], terme du biologiste Maurice Fontaine.

Attestations historiques

[…] suivie d’une introduction dans laquelle le présentateur de ce jour[Maurice Fontaine] définit la méthodologie de la science des pollutions, qu’il a nommée, avec l’accord de ses confrères du Comité du langage scientifique de l’Académie des Science la molysmologie […] Mais la molysmologie n’a pas seulement pour but d’expliquer les phénomènes observés et de proposer les remèdes, mais aussi de prévenir les pollutions […]  (Maurice Fontaine, présentation d’ouvrage « La Pollution des eaux marines », Comptes rendus des séances de l'Académie d'agriculture de France , tome ⅬⅩⅢ, Paris, 1977, pages 424-425  lire en ligne)

Nom commun

SingulierPluriel
molysmologie molysmologies
\mɔ.lis.mɔ.lɔ.ʒi\

molysmologie \mɔ.lis.mɔ.lɔ.ʒi\ féminin

  1. (Rare) Discipline scientifique étudiant les pollutions et les polluants, et visant à coordonner les démarches de remédiation et de prévention des pollutions.
    • La « molysmologie » marine n’en est qu’à ses débuts, et quoique déjà riche de recherches analytiques, elle manque d’envergure pour les travaux synthétiques et prévisionnels, à l’échelle des bassins marins ou de la biosphère.  (Henri Nonn, « L’homme et la pollution des mers, T. Roux et J. C. Braconnot » dans Annales de Géographie, tome 84, no 465, 1975, pages 609-610.  lire en ligne)
    • Par ailleurs, de l’eau de mer prise à 5 milles au large du cap Ferret (donc dépourvue de toute trace d’éventuels micropolluants) est utilisée pour les tests de molysmologie.  (Robert René, His Edouard, Maurer Danièle, « L’unité d’écophysiologie et de molysmologie larvaire des bivalves d’intérêt commercial du laboratoire I.S.T.P.M. d’Arcachon », Revue des Travaux de l’Institut des Pêches Maritimes (0035-2276) (ISTPM), 1981-09, volume 45, numéro 3, page 199)
    • La liste des pollutions catastrophiques ou non s’étant déjà produites est très longue : pollution des océans et des zones côtières par les marées noires (produits pétroliers), pollution des nappes. phréatiques par les pesticides, ou par les engrais et les déchets organiques produits par les animaux d’élevage, etc. La science qui traite des pollutions, la molysmologie, devrait se développer !  (Pierre Dutuit, Robert Gorenflot, Glossaire pour le développement durable, entrée « pollution », Éditions des Archives contemporaines, 2008, pages 144-145)
    • Découvrant l’énoncé de la question, il hocha la tête avant de la lire à voix haute : « Nos préparateurs vous ont gâtée. Elle n’est pas facile, celle-là. Écoutez bien… De quelle science traite la molysmologie ? Molysmologie, avec, je le précise, un y. Je vous concède que, sans la réponse sous les yeux, je n’en aurais pas la moindre idée. »  (Alain Le Blanc, La Lauréate, Fayard, 2010)
    • Il fit quelques signes de tête à ceux qui étaient arrivés pendant qu’il dissertait sur les liens entre la molysmologie et les affections dermatologiques contemporaines.  (Laurent Léonard, Blanc nocturne, De Borée, 2017)
    • […] professeur de molysmologie honoraire à la faculté des sciences de Marseille […] auteur d’un livre sur la pollution des Calanques, […]  (Bernard Barraqué, « Les boues rouges de l’usine Péchiney – Alteo de Gardanne : de l’inertie à la toxicité, du rejet … et du dossier » dans Revue Juridique de l'Environnement, no 2, 2017, page 276.  lire en ligne)
    • Ce projet se situe à la croisée des chemins entre biotechnologie, phycologie, molysmologie et biochimie.  (Nousseiba Hedid, Billel Djeghri, « Rôle dépolluant des microalgues destinées à la production d'algocarburants » au Congrès National sur la Valorisation des Substances et Matériaux Naturels, juin 2021, Tlemcen  lire en ligne)

Dérivés

  • molysmologue
  • molysmologique

Apparentés étymologiques

Vocabulaire apparenté par le sens

Traductions

Note : On trouve aussi en anglais le terme de rupology[3] pour l’étude de la pollution des eaux, ce qui correspondrait à la molysmologie aquatique ou marine.

Prononciation

  • La prononciation \mɔ.lis.mɔ.lɔ.ʒi\ rime avec les mots qui finissent en \ʒi\.

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Voir aussi

Références

  1. 1 2 Le Grand Robert de la langue française, Le Robert, 2005-2025 (version de démonstration)
  2. Fontaine M.A. New science — marine molysmology, Proceedings of the 2nd international Ocean Development Conference, Tokyo, 1972, Special lectures, pages 1-10.
  3. 1 2 S.A. Patin, Pollution and the Biological Resources of the Oceans, Elsevier Science, 2016, page 3 :
    « Prominent specialists in the field (Brisou, 1970; Fontaine, 1972) consider that this obviously unsatisfactory situation should be remedied by the initiation of an independent and comprehensive science of marine pollution, for which the names ‘marine molysmology’ and ‘rupology’ (from the Greek words for ‘dirt’ and ‘sewage’ respectively) have been proposed. »
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