monter à la tête
Français
Étymologie
Locution verbale
monter à la tête \mɔ̃.te a la tɛt\
- Souler, griser.
Oui, le vin pur monte à la tête.
— (Molière, L'Avare, acte III, scène 1, 1668)Le sang, l’action, la colère leur montent tout de suite à la tête.
— (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)Avant le vin me montait à la tête et me rendait gai. Maintenant il me descend aux jambes et me rend vieux !
— (Le Roman de Marguerite Gautier, film de George Cukor d’après Alexandre Dumas fils, 1936)J’oublie la bière, qui aurait toutes les peines du monde à monter à la tête d’un bébé.
— (Julien Green, Journal 1946-1950 - Le Revenant, Plon, 1951 ; réédition Le Livre de Poche, 1975, page 13)
- (Par extension) Troubler l’esprit.
Les hauteurs de la hiérarchie te montent à la tête. Va falloir faire gaffe au vertige.
— (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 56)
Traductions
Prononciation
- France (Lyon) : écouter « monter à la tête [Prononciation ?] »
- France (Lyon) : écouter « monter à la tête [Prononciation ?] »
- Somain (France) : écouter « monter à la tête [Prononciation ?] »
Anagrammes
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Références
- Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (monter)