prendre à la gorge
Français
Étymologie
Locution verbale
prendre à la gorge \pʁɑ̃.dʁ‿a la ɡɔʁʒ\ (se conjugue → voir la conjugaison de prendre)
- Attraper quelqu’un ou un animal par le cou pour l’étrangler.
Puis il se coucha. Mais il ne put dormir. Il voyait toujours l’image de Jacques Martial ; il lui semblait que le jeune homme allait le prendre à la gorge et l’étouffer, là !
— (Alexandre Huot, La ceinture fléchée, Édouard Garand, 1926, chapitre IX)
- (Par extension) Empêcher de respirer ; rendre la respiration difficile.
J’ai fait avec toi ce que j’ai fait en d’autres temps avec mes mieux aimés : je leur ai montré le fond du sac, et la poussière âcre qui en sortait les a pris à la gorge.
— (Gustave Flaubert, Correspondance, volume 1, Louis Conard, 1926, 117. À Louise Colet)
- (Par extension) Faire suffoquer par excès d’émotions.
Chaque fois que la panique me prenait à la gorge, je saisissais les oranges et me mettais à jongler.
— (Romain Gary, La Promesse de l’aube, 1960)
- (Sens figuré) (Par extension) Émouvoir ; captiver.
Ça m’avait subjugué et si je n’arrivais pas à suivre la bataille dans les subtilités de ses combinaisons, le spectacle dans son ensemble m’avait pris à la gorge.
— (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 68)
- (Sens figuré) (Par analogie) Faire violence ; presser sans relâche.
Être pris à la gorge par des dettes.
Synonymes
Traductions
- Finnois : tarttua kurkkuun (fi)
Prononciation
- France (Lyon) : écouter « prendre à la gorge [Prononciation ?] »
- Somain (France) : écouter « prendre à la gorge [Prononciation ?] »