rat d’hôtel

Français

Étymologie

(Attestée en 1898 en italique [1] puis en 1904) Locution composée de rat et de hôtel

Attestations historiques

Un garçon le surprit comme il examinait les chambres par les trous des serrures ; il en conclut que le nouveau client devait être un rat d’hôtel.  (« L’escroc des hôtels », dans Bulletin du Syndicat des grands hôtels et maisons meublées de Paris, no 44, Paris, 1er juillet 1904, page 11  lire en ligne)

Locution nominale

SingulierPluriel
rat d’hôtel rats d’hôtel
\ʁa dɔ.tɛl\

rat d’hôtel \ʁa dɔ.tɛl\ masculin (pour une voleuse, on dit : souris d’hôtel)

  1. (Hôtellerie) (Sens figuré) (Familier) Voleur dont la spécialité est de s’introduire dans les chambres d’hôtel pour dévaliser les voyageurs.
    • […] mystérieux comme quelque rat d’hôtel qui a guetté dans l’ombre l’occasion propice pour cambrioler une chambre […]  (René Maizeroy, L’Amour en danger, Alphonse Lemerre, Paris, 1912, chapitre Ⅲ, page 137  lire en ligne)
    • Il découvrira le véritable rat d’hôtel qui est une souris […].  (René Olivet, rubrique « Sur les écrans de Paris » (synopsis de Blanc comme Neige) dans Cinémonde, Paris, 13 août 1931  lire en ligne)
    • Y avait combien d’temps que, j’roupillais j’n’en sais rien. Toujours est-il qu’il me sembla tout à coup, mille peaux d’mulots, entendre quéque[sic] chose grincer dans la serrure. Scrongnieugnieu ! que j’me dis en ouvrant l’orbitre[sic] de l’œil dans les ténèbres, ça serait-y, mufrerie d’sort, un rat d’hôtel qui vient m’faire les poches. L’citoyen va passer un foutu quart d’heure !  (Gustave Frison, Vipère indiscrète et souris viergeLes Aventures du Colonel Ronchonot, 11 juin 1932, no 1798, page 12  lire en ligne)
    • Ainsi, dit-on, l’hôtelier n’est pas davantage fautif lorsque le vol des effets de son client est le fait d’un rat d’hôtel que lorsqu’il est dû à une attaque à main armée […]  (René Rodiere, entrée 997 : « Le régime légal de l’obligation de sécurité due par les transporteurs à leurs voyageurs », dans classeur annuel de La Semaine Juridique, année 1952  lire en ligne)

Traductions

Prononciation

Références

Sources

  1. Charles Perrier, « Les criminels : étude concernant 859 condamnés » dans Archives d’anthropologie criminelle, de criminologie et de psychologie normale et pathologique, A. Lacassagne, G. Tarde et al., tome 13, Storck (Lyon) / Masson (Paris), 1898, page 534. → Lire en ligne

Bibliographie

  • Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (rat)
  • Paul Augé et al., Larousse du xxe siècle en six volumes, tome 5, Paris, Librairie 1932, page 937, entrée « rat ». → Lire en ligne