saouriñ

Étymologie

(1499 : saouriff)[1] Dérivé de saour, avec le suffixe -iñ, emprunté à l’ancien français savorer[2].
À comparer avec le gallois sawraf, sawru et le cornique sawory (sens identique).

Verbe

saouriñ \ˈsɔwrĩ\ transitif direct (voir la conjugaison)

  1. Savourer.
    • Bennigit me, va mamm, eme Electa, o saouriñ en a-raok levenezioù an trecʼh.  (Ernest Hello, traduit par Arzel Even, Sell ar barner, in Al Liamm, no 30, janvier-février 1952, page 20)
      « Bénis-moi, ma mère », dit Électa, savourant à l’avance les joies de la victoire.
    • Boutin eo pep tra etrezo, lodek ez int, holl gwitibunan, en hevelep kredenn, en hevelep feiz : evito ez eo trecʼh buhez ar spered war an danvez, lakaat a reont an arz dreist da bep tra, ha saouriñ an hevelep traoù, heugiñ an hevelep traoù.  (Herve Gouedard, Un distrap eus buhez Max Jacob, in Al Liamm, no 409, mars-avril 2015, page 71)
      Tout leur est commun, ils partagent, tous sans exception, la même croyance, la même foi : pour eux la vie de l’esprit est supérieure à la matière, ils mettent l’art au-dessus de tout, et savourent les mêmes choses, ont du dégoût pour les mêmes choses.

Dérivés

Références

  1. Jehan Lagadeuc, Catholicon, Tréguier, 1499
  2. Albert Deshayes, Dictionnaire étymologique du breton, Éditions Label LN, 2021, page 662